© Vladimir Gusev.

© Vladimir Gusev.

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Un jour que je flânais au Jardin des Plantes, en quête d’une distraction quelconque, mon attention fut attirée par les mouvements d’un petit enfant, fort bien habillé, qui, avec une sollicitude qui m’étonna, donnait à manger aux petits oiseaux. Son père, un vieillard, lui achetait de temps à autre un gâteau ; et il l’émiettait le long des allées à la grande joie de la gent volatile.

Après un rapide examen de l’enfant, il me fut facile de saisir, sur sa petite figure, une expression de douleur indéfinissable. Me doutant qu’il avait dû se passer quelque chose de grave dans sa vie, et assez intrigué, j’ose le dire, je m’approchai en ayant soin de me munir de gâteaux que je mis à émietter pour me faire remarquer, puis je luis dis à brûle-pourpoint :

– Vous aimez donc bien les oiseaux ?

mesanges bleues_

Il tourna les yeux vers moi. Si vous aviez pu voir cette jolie petite face entourée de boucles blondes, cette figure créée pour le rire… On se sentait pris à la gorge par l’impression de douleur qui y était marquée. Les joues étaient sillonnées par les pleurs, et sur le bord des paupières, une larme furtive brillait. Il répondit à ma question d’une voix à peine perceptible, tremblante :

– Ah ! si vous saviez ! me dit-il.

Je m’enhardis.

– C’est donc bien grave ?

Il me répondit :

– Hélas !

La petite larme descendit le long des joues, suivie de plusieurs autres. Après plusieurs phrases banales, je le décidai à me raconter son histoire. Voici à peu près ce qu’il me dit :

– J’avais, il y a quelque temps, une petite soeur, elle s’appelait Nina, elle m’aimait !!! monsieur, oh oui ! elle m’aimait !… Et moi, je le lui rendais bien. Pauvre petite soeur !

Il s’arrêta pour pleurer.

– Elle était douce et tendre, mais, par malheur, elle était malade, et le médecin était venu. Curieux je m’étais caché derrière un paravent pour écouter. Le médecin disait :

« Elle est atteinte d’une maladie terrible, plus d’espoir !… » et, désignant les fleurs qui étaient sur notre fenêtre : « Aux premiers bourgeons ! »

Je ne le crus pas, tout d’abord, mais le mal empirait de jour en jour. Le médecin avait prédit qu’elle mourrait aux premiers bourgeons ; eh bien ! il fallait empêcher les bourgeons de pousser ; c’est pourquoi, quand mère n’était pas là, je regardais les bourgeons et les coupais aussitôt… Mais j’en ai laissé passer, sans doute, puisqu’elle est morte !!

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mesanges bleues 09

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« Pour en revenir aux oiseaux, ma Nina bien-aimée avait pris en affection une jolie mésange bleue qu’elle avait apprivoisée et qui faisait sa joie.

Lorsqu’elle vint à mourir, la mésange resta sur le lit mortuaire et ne voulut pas le quitter. Quand on fit l’enterrement, la mésange resta perchée sur un panache du corbillard. Au cimetière, elle se mit au bord de la fosse. On parvint à la reprendre et on l’emmena chez nous ; mais quand on ouvrit la fenêtre elle disparut avec un cri plaintif. Le lendemain, nous allâmes au cimetière, et nous vîmes, sur la tombe, le corps de la pauvre mésange bleue morte de froid et de faim.

« Voilà pourquoi… »

© Sylvie Vernageau

© Sylvie Vernageau

A ce moment, le père de l’enfant s’approcha de nous et avec un sourire forcé, il nous dit qu’il était fâché d’interrompre notre conversation mais qu’il était temps de partir. L’enfant me fit un petit salut gracieux et me quitta.

Je sortis de ma poche un mouchoir pour essuyer une larme.

W.D

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mesange bleue

La mésange

Sur le bord de ma fenêtre ensoleillée
Ce matin j’ai déposé
Une boule de graisse emmitouflée
Dans son filet aux mailles serrées

Une mésange vient de se poser
Et regarde les graines apeurées
Ses frêles pattes sont gelées
Car le sol est glacé

Mais par la faim tenaillée
Ses plumes par le vent ébouriffées
Petite mésange s’approche pour picorer
Son bec plonge dans les graines éparpillées

Derrière ma vitre je n’ose bouger
Pourtant comme je voudrais la filmer
Pour pouvoir cet été me remémorer
L’image de cette mésange au corps bleuté

Quand le soleil aura réchauffé
La nature et les nids bien cachés
Par son chant elle va m’enchanter
Je suis sur que je la reconnaitrai

Anonyme

Mésange Bleue

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©Henrik Gronvold c1920

©Henrik Gronvold c1920

Mésange bleue (Eurasian Blue Tit)

Petit oiseau passereau plus petite que la Mésange charbonnière, elle se caractérise par sa calotte, son dos, ses ailes et le dessus de sa queue bleus, ses joues et son front blancs, un bandeau noir sur les yeux, sa poitrine et son ventre jaunes, ce dernier étant parfois marqué d’une très fine ligne noire. Elle vit en Europe au Moyen-Orient et dans le nord-est de l’Afrique Elle est sédentaire ou migratrice et occupe presque tous les habitats : bois de feuillus, haies, parcs, jardins

Toujours très active et familière, c’est une visiteuse habituelle des mangeoires en hiver. Cette mésange est très acrobate et se suspend volontiers aux boules de suif. Elle aime également s’ébrouer dans les mares peu profondes afin de rafraîchir son plumage. Elle reste toute l’année dans son environnement, elle ne change pas d’endroit comme le ferait une hirondelle

Le nid

Elles entrelacent mousses et brindilles de leur logis avec de la lavande, de la menthe, des immortelles, et d’une demi-douzaine d’autres herbes odorantes, plantes connues pour contenir des composés phénoliques tels le camphre ou l’eucalyptol, et qui possèdent des qualités antiseptiques, insecticides ou fongicides. Pour repérer ces herbes très spéciales, les mésanges sont donc capables de se servir de leur odorat

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Le chant

On dit que la mésange zinzinule ou zinzibule, petit cri aigu « tsi-tsi ».  cri qui devient strident à l’approche d’un danger, elle avertit ainsi ses proches ou cherche à intimider ses adversaires, comme la mésange charbonnière.

Elle se nourrit essentiellement d’insectes et de larves en été, de graines, de baies ou de bourgeons le reste de l’année

La mésange bleue fréquente volontiers les nichoirs artificiels ainsi que les mangeoires. Elle peut donc être observée sans difficulté toute l’année, même à proximité des habitations ou des boîtes aux lettres.

Dans les vergers soucieux de limiter l’usage de pesticide, on place parfois des nichoirs à mésange afin que celles-ci mangent les vers de la pomme et les pucerons.

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Reproduction

La mésange bleue se reproduit d’avril à juillet. Ponte de 9 à 13 oeufs     ,les œufs sont blancs tachés de roux. Le nid est construit dans une cavité à orifice étroit : trou d’arbre ou dans un mur, nichoir ou boîte à lettres. Les œufs sont couvés par la femelle de 12 à 14 jours.

La mésange bleue bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 sur l’ensemble du territoire

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Silly Symphonies – Birds in the Spring 1933

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source aquarelles  http://editionsanecdote.free.fr/cartes.html

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À propos de mimsy4818

" Même lorsque l'on croit que l'on n'attend plus rien, nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un…" Curieuse de tout j'aime partager tout simplement ,plutôt "electron libre " j'ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l'hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé " Un chat est un chat " un peu décalé J'aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l'architecture ,la poésie (des autres) l'actualité et ......les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver

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