La Petite Poule rousse

La Petite Poule rousse est un conte traditionnel dont les origines se trouveraient en Russie. La version la plus connue est cependant la version américaine de Jessie Willcox Smith publiée en 1911.

Une petite poule trouve trois grains de blé et décide de les planter. Elle demande de l’aide à ses amis, qui lui refusent. Elle fait alors elle-même pousser le blé. Puis, toujours seule, elle en fait de la farine, puis un gâteau. À chaque fois, ses amis ne veulent pas l’aider. Quand vient le moment de manger le gâteau, tous sont volontaires. Mais pour leur faire la leçon, la petite poule rousse refuse et mange son gâteau toute seule.

La Petite Poule rousse, conte traditionnel anglais 

© Florence White Williams, 1918

© Florence White Williams, 1918

Elle vivait en compagnie d’un cochon, d’un canard et d’un chat dans
une petite maison dont elle faisait toujours soigneusement le ménage.
Les autres ne travaillaient jamais. Ils étaient toujours sur le point de
faire quelque chose, mais… ils étaient bien trop paresseux !
Le cochon aimait se rouler dans la boue, le canard aimait nager dans
la mare et le chat aimait dormir au soleil, en ronronnant.

.

© Florence White Williams,

© Florence White Williams,

.

Un jour, la petite poule rousse trouva un grain de blé.
– Qui va planter ce grain de blé ? demanda-t-elle.
– Pas moi ! grommela le cochon, caqueta le canard, ronronna le chat.

.

© Florence White Williams,

© Florence White Williams,

.

Alors la petite poule rousse choisit un joli coin de terre, le gratta avec
ses pattes et planta le grain de blé. Pendant l’été, le grain de blé poussa.
Ce fut d’abord un grand épi vert, puis il mûrit au soleil et devint d’une belle
couleur dorée.

.

© Florence White Williams

© Florence White Williams

.
– Qui va m’aider à couper le blé ? demanda la petite poule rousse.
– Pas moi ! grommela le cochon, caqueta le canard, ronronna le chat.
– Très bien, alors je le couperai moi-même ! s’écria la petite poule rousse.
Elle coupa délicatement l’épi dont elle retira les grains un à un.
– Qui va emmener le blé au moulin pour le faire moudre ? demanda-t-elle.

.

© Florence White Williams

© Florence White Williams

.
– Pas moi ! grommela le cochon, caqueta le canard, ronronna le chat.
Alors la petite poule rousse emporta elle-même le blé au moulin et
commanda au meunier de la farine.

.

© Florence White Williams

© Florence White Williams

.

Le meunier envoya un petit sac de farine dans la maison où la petite
poule rousse vivait avec le cochon, le canard et le chat.
– Qui va m’aider à faire du pain avec cette farine ? demanda la petite poule.
– Pas moi ! grommela le cochon, caqueta le canard, ronronna le chat.
– Très bien, concéda la petite poule rousse. Je vais faire le pain moi-même.

.

© Florence White Williams

© Florence White Williams

.

Elle transforma la farine en pâte. Elle pétrit cette pâte et la mit au four.
Une bonne odeur de pain chaud se répandit bientôt dans toute la maison et
envahit le jardin.
Le cochon quitta sa flaque de boue, le canard sortit de sa mare et le chat
abandonna sa place au soleil. Ils vinrent tous dans la cuisine.
Quand la petite poule rousse ouvrit le four, la pâte avait gonflé et était
devenue une miche de pain appétissante et croustillante.

– Qui va manger ce pain ? demanda la petite poule rousse.

-Moi ! grommela le cochon

– Moi ! caqueta le canard

– Moi ! ronronna le chat 

– Oh, non ! Pas vous ! s’écria la petite poule rousse. J’ai planté le grain,
j’ai coupé le blé, je l’ai porté au moulin pour avoir de la farine et j’ai cuit
le pain. J’ai tout fait toute seule. Eh bien, maintenant, je vais manger
la miche toute seule.

.

© Florence White Williams

© Florence White Williams

.

Le cochon, le chat et le canard restèrent là à regarder la petite poule
rousse qui mangea la miche de pain toute seule.

C’était délicieux et elle en profita jusqu’à la dernière miette !

Florence White Williams-The_Little_Red_Hen

Silly Symphonies – Une Petite Poule Avisée (1934)

.

Le film se base sur le conte d’origine russe La Petite Poule rousse, en anglais The Little Red Hen and the Grain of Wheat et particulièrement l’édition américaine illustrée par Jessie Willcox Smith (publiée en 1911).

Une mère poule et ses poussins recherchent de l’aide pour planter un champ de maïs, mais les deux voisins, le canard Donald Duck et le cochon Peter Pig, font tout pour éviter le travail. Elle parvient à leur donner une leçon à la fin du dessin animé.

.

La Petite Poule rousse  

Conte irlandaisSly Fox And Little Red Hen

.

La Petite Poule rousse  Conte irlandais.

.

Il était une fois une petite poule rousse, qui vivait dans sa petite maison, toute seule. Un vieux Renard, habile et rusé, demeurait au milieu des rochers, sur une colline, non loin de là. Au fond de son terrier, maître Renard rêvait, le jour et la nuit, au moyen d’attraper la petite Poule rousse.
 » Comme elle doit être tendre!  » pensait-il. Si seulement je pouvais la mettre bouillir dans ma grande marmite! Quel fameux souper pour ma vieille mère et pour moi!
Mais il ne pouvait pas venir à bout de la petite Poule rousse, parce qu’elle était trop fine et trop prudente. Toutes les fois qu’elle sortait, elle fermait sa porte, et prenait sa clef, et quand elle rentrait, elle s’enfermait soigneusement, et mettait la clef dans la poche de son tablier, avec son dé et ses ciseaux.

.

Sly Fox And Little Red Hen ·3

.

A la fin, le Renard pensa qu’il avait trouvé un bon moyen. Il partit de grand matin, en disant à sa vieille mère :
– Mets la grande marmite sur le feu, nous aurons la petite poule rousse pour notre souper.
Il mit sous son bras un grand sac et courut jusqu’à la maison de la petite poule. Elle venait justement de sortir pour ramasser des copeaux afin d’allumer son feu. Le Renard se glissa derrière la pile de bois et, pendant qu’elle était baissée, il fila dans la maison et se cacha derrière la porte.

.

Sly Fox And Little Red Hen ·4

.
Une minute après, la petite poule rousse rentra, en disant :
– Je vais fermer la porte, et après je serai bien tranquille…
Et comme elle se retournait, elle vit le renard, avec son grand sac sur l’épaule! Hou! comme la petite Poule fut effrayée! Mais elle ne perdit pas la tête, elle laissa tomber ses copeaux, et vola sur la plus haute armoire, d’où elle cria au vilain vieux renard :
– Tu ne me tiens pas encore!
– Nous allons voir ça, dit maître renard.
Et que croyez-vous qu’il fit ? Il se planta sur le plancher, juste au-dessous de la petite Poule rousse, et il se mit à tourner, à tourner, à tourner après sa queue, tout en rond, et de plus en plus vite, si bien que la pauvre petite Poule en fut tellement étourdie qu’elle en perdit l’équilibre et tomba juste dans le grand sac que le renard avait posé tout ouvert à côté de lui !

.

Sly Fox And Little Red Hen ·1

.

Il jeta le sac sur son épaule et partit pour sa caverne, où la marmite bouillait sur le feu.

Il lui fallait monter toute la colline, et le chemin était long. La petite poule rousse ne savait d’abord pas où elle en était, tellement la tête lui tournait; mais, au bout d’un moment, elle reprit ses sens; elle tira alors ses ciseaux de sa poche, et clip! fit un petit trou dans le sac et passa la tête au dehors. Quand elle fut à un endroit favorable, clip, clip, elle fendit le sac, se glissa dehors, tout en tenant le fond du sac et vite, vite, elle y fourra une grosse pierre.
Après quoi, elle prit son vol, et fila aussi vite qu’elle put jusqu’à la maison, où elle s’enferma bien soigneusement.

.

Sly Fox And Little Red Hen5

.

Le vieux renard continuait sa route, bien content, avec la pierre dans le sac, et se disant :  » Comme cette petite Poule rousse est lourde; je ne la croyais pas si grasse. Elle va me faire un fameux souper!  » Il arriva assez fatigué à la caverne, et, dès que sa vieille mère le vit, elle lui cria :
– As-tu la petite poule rousse ?
– Oui, oui, dit-il. Est-ce que l’eau est chaude ?
– Elle bout à gros bouillons, dit la vieille mère.
– Alors, attention. Ôte le couvercle de la marmite, je secouerai le sac et ferai tomber la petite poule rousse dedans, et toi, tu veilleras, de crainte qu’elle ne s’envole.

La vieille mère renard ôta le couvercle de la marmite, et se tint tout près. Le renard ouvrit légèrement le sac sans regarder dedans, le prit par le fond et le secoua au-dessus de la marmite.
Plouf! plouf! La grosse pierre tomba dans la marmite, qui se renversa et échauda le renard et sa vieille mère, de sorte qu’ils furent tellement brûlés qu’ils en moururent.

Et la petite poule rousse resta dans sa petite ferme, où elle vécut heureuse tous les jours de sa vie

 poule

Sarah Cone Bryant

.

Publicités

À propos de mimsy4818

" Même lorsque l'on croit que l'on n'attend plus rien, nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un…" Curieuse de tout j'aime partager tout simplement ,plutôt "electron libre " j'ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l'hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé " Un chat est un chat " un peu décalé J'aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l'architecture ,la poésie (des autres) l'actualité et ......les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s