© Charles Roka - Young girl and her cat

© Charles Roka – Young girl and her cat

Le petit chat désobéissant

 

Il y avait une fois un petit chat très gentil mais très désobéissant. Si on lui disait « Ne fais pas ça! », aussitôt il avait une envie ir-ré-sis-ti-ble de le faire!
Un jour il alla se promener dans le jardin et la petite fille qui était sa maîtresse lui dit :
– Reste près de la maison, sinon, tu vas te perdre.
Le portail du jardin était ouvert. Que fit le petit chat? Il avança près du portail… mit une patte dehors… puis une autre… et en trottinant, le voilà qui part fièrement vers le bois!
« Que de belles choses à voir ici, se dit-il, c’est plus amusant que de se promener dans le jardin. On dirait que je serais un tigre… »

Prenant un air important, il redressa fièrement la tête et joua à marcher entre les arbres comme un tigre dans la jungle. Longtemps, il s’amusa, sans voir que la nuit tombait…

Jeppe dans une prairie en fleurs, © Bruno Lijefors 1884

Jeppe dans une prairie en fleurs, © Bruno Lijefors 1884

Tout à coup, il se rendit compte qu’il faisait noir, que les petits oiseaux ne chantaient plus, et qu’il était perdu! Partout autour de lui, de grands arbres qui se ressemblaient. Comment retrouver le chemin de la maison? Il s’assit et se mit à pleurer. Au bout d’un moment, un petit lapin passa près de là et s’approcha du chaton.
– Pourquoi tu pleures? demanda le lapereau.
– Je suis perdu, répondit le petit chat.
– Qu’est-ce que tu vas faire, reprit le petit lapin, tu vas rester là toute la nuit?
A l’idée de rester là toute la nuit, le chaton se mit à pleurer de plus belle. Alors le petit lapin lui dit:
– Ne pleure plus, je t’emmène dans ma maison, mais il faut se dépêcher, maman doit m’attendre.

© Marjolein Bastin

© Marjolein Bastin


Les voilà partis tous les deux en courant. Arrivés au terrier, le lapereau dit au chaton :
– Qu’est-ce que tu cours vite et qu’est-ce que tu sautes bien! tu es le plus rapide de tous les petits lapins que je connais!
Puis il demanda à la maman lapin :
– Maman, j’ai trouvé un bébé lapin perdu dans le bois, je lui ai dit de venir avec moi.
– Tu as bien fait, dit la maman lapin. Mangez et allez vite vous coucher.
Le petit lapin s’installa devant une belle salade et commença à manger. Mais le chaton se remit à pleurer.
– Qu’est-ce que tu as? demanda le lapereau bien étonné. Tu n’aimes pas la salade?
– Non, gémit le petit chat, je n’en ai jamais mangé.
En entendant pleurer, la maman s’approcha et examina son jeune invité. Elle s’écria :
– Mais tu n’es pas un lapin !
Aussitôt, toute la famille fit le cercle autour de cette bête inconnue. La grand-mère, une vieille lapine pleine d’expérience, dit au chaton :
– Je parie que tu grimpes aux arbres.
– Bien sûr que je grimpe aux arbres, répondit-il.
– Les lapins ne montent pas aux arbres, reprit la grand-mère, mais les écureuils, oui! Regardez, une longue queue, de petites oreilles… c’est un bébé écureuil.
– Un bébé écureuil, un bébé écureuil! Oh, qu’il est mignon! s’écrièrent tous les petits lapins.
– Viens avec moi, dit le papa lapin, je vais te ramener chez les tiens.
Il le conduisit auprès d’un arbre et appela :
– Hou, hou ! Monsieur casse-noisettes !
– Oui, qu’est-ce que c’est? cria une voix en haut de l’arbre.
– C’est un bébé écureuil qui est perdu. Vous pouvez le rendre à sa famille?
– Bien sûr, Dites-lui de monter.
Le petit chat n’avait pas l’habitude de grimper aux arbres, il lui fallut du temps pour arriver jusqu’en haut du tronc. Là, au creux des branches, il se glissa dans la maison de monsieur casse-noisette. Très occupé à ranger ses provisions d’hiver, celui-ci fit à peine attention à lui.
– Ne te gênes pas, lui dit-il. Mange, demain nous chercherons tes parents.

© Marjolein Bastin

© Marjolein Bastin


Le petit chat avait très faim mais il se mit en colère en voyant qu’il n’y avait que des noisettes. D’un coup de patte, il les éparpilla.
– Mais, qu’est-ce que c’est que ces manières? s’écria monsieur casse-noisette, je vais t’apprendre à jeter la nourriture, moi!
Déjà, il levait la patte pour battre le chaton, mais il s’arrêta:
– Mais… tu n’es pas un écureuil! Qui es-tu?
– Je ne sais pas, dit en pleurant le chaton. Je ne sais pas qui je suis, mais j’ai faim.
– Allons, ne pleure pas, répondit l’écureuil. Qu’est-ce que tu veux? Des pommes de pin, des champignons séchés?
– Non, dit le chaton, je veux une souris.
– Une souris! s’écria l’écureuil. Pourquoi es-tu venu ici? Tu n’avais qu’à dire tout de suite que tu es un petit hérisson! Viens, je te ramène chez toi.
Ils descendirent tous les deux de l’arbre et l’écureuil emmena le petit chat chez madame Hérisson..
– Madame Hérisson, dit-il, voici un bébé hérisson qui s’était perdu dans les bois; je vous le ramène. Bonne nuit!
– Merci, monsieur Casse-Noisette, bonne nuit! répondit madame Hérisson qui était couchée près de ses enfants.
– Va vite manger, dit-elle au chaton, il reste une souris, puis viens te coucher.
Le petit chat croqua vite sa souris puis voulut se blottir contre les petits hérissons mais il se piqua très fort.
– Aïe! Vous m’avez fait mal, vous m’avez piqué, cria-t-il, en s’élançant hors du nid.

© Marjolein Bastin

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Maman hérisson examina le petit chat.
– Tu es une drôle de bête, lui dit-elle. En tout cas, tu n’es pas un hérisson.
Elle retourna tranquillement près de ses enfants, sans plus s’occuper du chaton qui se mit de nouveau à pleurer et à crier désespérément:
– Miaou! Miaou!
Au bout d’un moment, une chouette vint se poser près de lui et lui dit:
– En voilà du bruit pour un si petit chat!
– Un petit chat? Je suis un petit chat? demanda le chaton tout content.
– Bien sûr, tu habites dans la maison près du bois, de l’autre côté de la route, dit la chouette qui connaissait bien tous les environs.
– Oh, S’il te plaît, ramène moi à la maison, je suis perdu, supplia le petit chat.
– Suis-moi dit la chouette en s’envolant.

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© Marjolein Bastin

© Marjolein Bastin

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Le petit chat la suivit en courant. Ils traversèrent le bois, puis une route et arrivèrent près d’une maison.
– Tu es sûre que c’est ici? dit le chaton.
Mais déjà, la chouette était repartie vers le bois. Le petit chat examina le portail, le jardin, la maison et s’écria :
– Mais oui! Je suis chez moi!
Et il se mit à appeler de toutes ses forces:
– Miaou! Miaou! jusqu’à ce que la petite fille vienne le chercher.

Bien au chaud dans ses bras, il se dit: « Je n’irai plus jamais me promener tout seul dans le bois. »

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© Marjolein Bastin

© Marjolein Bastin

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Conte russe

Marjolein Bastin

Marjolein Bastin né en 1943 à Loenen aan de Vecht est une artiste Néerlandaise peintre de la nature artiste, écrivain, auteur et illustrateur pour enfants. Elle est le créateur du personnage de « Vera la souris ».

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© Marjolein Bastin  Vera

© Marjolein Bastin Vera

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Elle a étudié à l’Académie des Arts de Arnhem , où elle a rencontré son mari Gaston Bastin. 

Marjolein et Gaston partagent leur temps entre les maisons aux Pays-Bas et dans le Missouri ainsi qu’une retraite tropicale dans le îles Caïmans 

Légende de la naissance du chat.

C’est Montesquieu qui rapporte cette légende dans les lettres persanes.

Chacun sait qu’à l’approche du Déluge, Noé embarqua à bord de l’arche un couple de tous les animaux qui vivaient sur terre et dans les airs. Le chat n’était pas du voyage puisqu’il n’existait pas!
Or pendant les 40 jours et 40 nuits que l’arche vogua surgirent certains problèmes domestiques: les lions étaient particulièrement incommodés par les rats qui s’étaient déjà reproduits et envahissaient le navire.
Noé, perplexe, consulta Dieu qui lui dit alors de passer la main devant les naseaux du lion. Ce qu’il fît.
Le majestueux félin sembla éprouver une gêne terrible, puis éternua avec violence.
De cet éternuement jaillirent un chat et une chatte. Les premiers jamais vus sur la planète et qui se mirent de suite à chasser les rats importuns.

© Marjolein Bastin

© Marjolein Bastin

Comment appeler son chat

C’est un art délicat, que d’appeler son chat :
Le baptiser n’est pas un simple passe-temps.
Je ne travaille pas du chapeau, croyez-moi,
Mais sachez-le, un chat a trois noms différents.
Un chat a, tout d’abord, son nom de tous les jours,
Comme Pierre ou Jean-Paul, Aglaë, Pompadour,
Comme sylvain ou Luc, Chat-fouuré, Cyprien…
Tous sont des noms sérieux, pour chats bien de chez nous.
Mais un chat a besoin, il faut que ça se sache,
D’un vrai nom personnel, un nom plus majestueux.
Sans ce nom, il ne peut pas redresser sa queue,
Affirmer sa fierté, hérisser ses moustaches.
Des noms de cette sorte, en veux-tu, en voilà,
Comme Méta-Mhétyl. Ouitchi, Kalikola…
Mais par-dessus tout ça, il reste encore un nom,
C’est le nom que jamais nul ne peut deviner,
C’est le nom dont jamais nul ne saura le nom,
LE CHAT QUI LE CONNAIT ne veut le révéler…

Thomas Stearns Eliot

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Marjolein Bastin  BARRE

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À propos de mimsy4818

" Même lorsque l'on croit que l'on n'attend plus rien, nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un…" Curieuse de tout j'aime partager tout simplement ,plutôt "electron libre " j'ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l'hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé " Un chat est un chat " un peu décalé J'aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l'architecture ,la poésie (des autres) l'actualité et ......les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver

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