Rosa Centifolia  Muscosa ...The Moss Rose

Rosa Centifolia Muscosa …The Moss Rose

La Rose Mousseuse

 

L’Amour alla un jour se promener dans la forêt. C’était un beau jour au mois de Juin. L’Amour se promena longtemps, longtemps. Il se promena si longtemps qu’il se trouva enfin fatigué, bien fatigué.

« Oh! » dit L’Amour, « je suis si fatigué! »

Et L’Amour se coucha sur l’herbe verte pour se reposer. Tous les petits oiseaux de la forêt arrivèrent vite, vite pour voir l’Amour. L’Amour était si joli, si blanc et rose. L’Amour avait de si jolis cheveux blonds et de si jolis yeux bleus.

oiseaux abeille

« Oh! » dirent tous les petits oiseaux de la forêt. « Regardez le petit Amour! Comme il est joli! Comme il est blanc et rose! Quel joli Amour! Quels jolis cheveux blonds! Quels jolis yeux bleus! »

Tous les oiseaux se perchèrent sur les branches et commencèrent à chanter en choeur: « Quel joli petit Amour!».

Le petit Amour ferma ses jolis yeux bleus. Le petit Amour s’endormit. Il s’endormit profondément.

Petit ange endormi - Copie1


Les petits oiseaux continuèrent à chanter, « Quel joli petit Amour! »

Alors le Soleil dit: « Les petits oiseaux de la forêt chantent tous: ‘Quel joli petit Amour!’ Où est ce joli petit Amour? » et le Soleil entra dans la forêt pour chercher le joli petit Amour.

Le Soleil entra dans la forêt, et, guidé par le chant des petits oiseaux, il arriva bientôt à la place où le joli petit Amour était couché sur l’herbe verte.

« Oh! » dit le Soleil, « Quel joli petit Amour! Comme il est blanc et rose! Quels jolis cheveux blonds! Quelle est la couleur des yeux de ce joli petit Amour? »

Le Soleil était curieux, très curieux, mais la Rose qui était là dit: « Non, non, Soleil, vous êtes curieux, très curieux, mais le joli petit Amour dort.

Partez, méchant Soleil, partez vite. L’Amour dort profondément, et les petits oiseaux chantent. Partez!

RB22_004 ange endormi
« Oh non! » dit le Soleil. « Je veux voir quelle est la couleur des yeux de ce joli petit Amour. »

« Non, non! » dit la Rose, et elle se pencha sur L’Amour, et elle le protégea.

La Rose protégea le petit Amour, et le Soleil, le Soleil curieux, resta dans la forêt, et dit:

« Je veux voir la couleur des yeux de ce joli petit Amour. Je resterai ici, dans la forêt, et quand l’Amour ouvrira les yeux, je serai content, très content. »

Le Soleil resta dans la forêt, les oiseaux chantèrent, la Rose protégea l’Amour, et l’Amour dormit profondément.


Enfin l’Amour ouvrit les yeux.

« Oh! » dit le Soleil, « j’ai vu la couleur des yeux de l’Amour. L’Amour a les yeux bleus! »

a-little-cupid-Frantisek Dvorak - Copie1

© Frantisek Dvorak


« Mais oui! » chantèrent les petits oiseaux de la forêt: « L’Amour a les yeux bleus! »

« Oui, certainement, » dit la Rose, « L’Amour a les yeux bleus! »

L’Amour regarda le Soleil, et dit: « Oh Soleil » pourquoi êtes-vous entré dans la forêt? »

« Oh! » dit le Soleil, « j’ai entendu les oiseaux qui chantaient: ‘Oh, le joli petit Amour’; et je suis entré dans la forêt pour vous voir. »

L’Amour dit au Soleil, « Oh Soleil, vous êtes curieux, très curieux. »

« Oui, » dit le Soleil, « je suis curieux, mais la Rose vous a protégé. »

« Merci! chère Rose, » dit le joli petit Amour, « merci, merci. Vous êtes bien bonne, chère Rose, et vous êtes aussi belle que bonne.

Quelle récompense voulez-vous, chère Rose, vous qui êtes la plus belle de toutes les fleurs?


« Oh! » dit la Rose. « Donnez-moi un charme de plus! »

« Comment! » dit l’Amour, surpris.

« Vous demandez un charme de plus. Impossible! Je vous ai déjà donné tous les charmes. Je vous ai donné une forme parfaite. Je vous ai donné une couleur charmante. Je vous ai donné un parfum délicat.

Je vous ai donné tous les charmes et toutes les grâces, et vous demandez un attrait (charme) de plus. Ce n’est pas raisonnable! »

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« Oh! » dit la Rose, « raisonnable ou pas raisonnable, je vous demande un attrait de plus, cher Amour. Je vous ai protégé. Récompensez-moi! »

L’Amour dit: « C’est impossible! » Mais la Rose insista.

Enfin l’Amour, en colère, dit: « Rose, vous êtes belle, vous êtes la plus belle des fleurs, mais vous n’êtes pas sage (bonne). » Et l’Amour prit de la mousse. Il jeta la mousse sur la Rose, et dit: « Vous ne méritez rien que cela! »

La Rose, couverte de mousse verte, parut plus belle que jamais, et la Rose dit avec joie: « Merci, mon joli petit Amour! Merci, vous m’avez donné une récompense. Vous m’avez donné une grâce de plus. »

« Oui! » dit l’Amour, surpris. « Je vous ai donné une grâce de plus! »

Le Soleil regarda la Rose, et dit aussi: « Mais oui! la Rose a une grâce de plus. » Et tous les petits oiseaux chantèrent: « Mais oui, le joli petit Amour a donné une grâce de plus à la Rose, à la plus belle des fleurs. »

Et l’Amour partit en chantant aussi: « La Rose mousseuse est la plus belle des fleurs. Elle est bonne aussi. Elle m’a protégé quand le Soleil est arrivé pour voir la couleur de mes yeux qui sont bleus. »

Et depuis ce jour la Rose, cette coquette, a toujours porté un peu de mousse verte.

 

barre rose

H A Guerber

La rose-thé

La plus délicate des roses
Est, à coup sûr, la rose-thé.
Son bouton aux feuilles mi-closes
De carmin à peine est teinté.

On dirait une rose blanche
Qu’aurait fait rougir de pudeur,
En la lutinant sur la branche,
Un papillon trop plein d’ardeur.

Son tissu rose et diaphane
De la chair a le velouté ;
Auprès, tout incarnat se fane
Ou prend de la vulgarité.

Comme un teint aristocratique
Noircit les fronts bruns de soleil,
De ses soeurs elle rend rustique
Le coloris chaud et vermeil.

© Lach Andreas 1850

© Lach Andreas 1850

Mais, si votre main qui s’en joue,
A quelque bal, pour son parfum,
La rapproche de votre joue,
Son frais éclat devient commun.

Il n’est pas de rose assez tendre
Sur la palette du printemps,
Madame, pour oser prétendre
Lutter contre vos dix-sept ans.

La peau vaut mieux que le pétale,
Et le sang pur d’un noble coeur
Qui sur la jeunesse s’étale,
De tous les roses est vainqueur !

 Théophile Gautier  

© Cicely Mary Barker- La fée de la rose

© Cicely Mary Barker- La fée de la rose

Toi, la plus raffinée, la plus belle des fleurs,
Toi dont l’aspect parfait n’a d’égal que l’odeur ;
Les mots insuffisants, rose chère à mon coeur,
Ne parviendront jamais à peindre ta beauté,
Tes délicieux boutons qui s’ouvrent en révélant
Des pétales soyeux du plus neigeux des blancs,
Ou du plus doux des roses, ou d’un rouge de sang,
Ton parfum envoûtant. Quelle félicité
D’être la fée des roses au plus chaud de l’été !


Cicely Mary Barker

barre rose - Copie

D’après l’œuvre de Cicely Mary Barker,
extraite de son ouvrage intitulé « The Flower Fairies ».

Rosier Moussu 

Old Moss Roses

Old Moss Roses

Un rosier aux tiges et aux boutons très moussu, cultivé en Angleterre depuis 1724

En France, le premier est signalé à Carcassonne en 1696 et en 1720 plusieurs sont cultivés à Leyde en Hollande.. 

Les rosiers mousseux ont été populaires en France surtout dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

En 1850, ils sont une cinquantaine et il y en aura jusqu’à 200 dont beaucoup ont disparu. Mais des créations nouvelles sont encore enregistrées au milieu du XXe siècle

Les rosiers mousseux,

ou rosiers moussus (Rosa ×centifolia formamuscosa), sont issus de mutations spontanées de l’espèce Rosa×centifolia, le rosier cent-feuilles

Rosier Moussu

Rosier Moussu

Apparus à partir de la fin du XVIIe siècle, ils présentent la particularité d’avoir le pédoncule et le calice des fleurs recouverts d’excroissances fines et enchevêtrées formant une sorte de « mousse » surtout visible sur les fleurs en boutons.

Les fleurs sont très pleines (ou doubles) comme celles des rosiers à cent-feuilles, Rosa centifolia, formées d’innombrables pétales, de forme générale globuleuse et souvent plus parfumées.

Les tiges sont souvent très bien pourvues en aiguillons.

Ces mutations sont toujours stériles, et la multiplication végétative se fait par boutures de racines à l’automne

Rose mousse : Nous nous aimerons délicieusement à la campagne

Rosa Moussu Ancien

Rosa Moussu Ancien

Roses de juin

Roses de juin, vous les plus belles,
Avec vos cœurs de soleil transpercés;
Roses violentes et tranquilles, et telles
Qu’un vol léger d’oiseaux sur les branches posés;

Roses de juin et de juillet, droites et neuves,
Bouches, baisers qui tout à coup s’émeuvent
Ou s’apaisent, au va-et-vient du vent,
Caresse d’ombre et d’or, sur le jardin mouvant;

Roses d’ardeur muette et de volonté douce,
Roses de volupté en vos gaines de mousse,
Vous qui passez les jours du plein été
A vous aimer, dans la clarté;

Roses vives, fraîches, magnifiques, toutes nos roses
Oh ! que pareils à vous nos multiples désirs,
Dans la chère fatigue ou le tremblant plaisir
S’entr’aiment, s’exaltent et se reposent !

Emile Verhaeren

© Ferdinand Georg Waldmüller ( Rosen

© Ferdinand Georg Waldmüller ( Rosen

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À propos de mimsy4818

" Même lorsque l'on croit que l'on n'attend plus rien, nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un…" Curieuse de tout j'aime partager tout simplement ,plutôt "electron libre " j'ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l'hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé " Un chat est un chat " un peu décalé J'aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l'architecture ,la poésie (des autres) l'actualité et ......les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver

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