Jacques Majorelle 4 ans © Victor Emmanuel Prouve.

Jacques Majorelle 4 ans © Victor Emmanuel Prouve.

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Jacques Majorelle le peintre 

Jacques Majorelle, né le 7 mars 1886 à Nancy et mort le 14 octobre 1962 à Paris, est un peintre orientaliste français.

Fils de l’ébéniste Louis Majorelle, Jacques baigne, dès son enfance, dans le courant art nouveau de l’École de Nancy. Il accompagne fréquemment son père dans ses ateliers. Il s’inscrit en 1901 à l’École des beaux-arts de Nancy en section Architecture et Décoration.
Dès 1903, Jacques Majorelle s’éloigne peu à peu de Nancy et de son père Il préfère devenir peintre et part à Paris.

Louis Majorelle peint par Jacques Majorelle, 1908

Louis Majorelle peint par Jacques Majorelle, 1908

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Il s’inscrit à l’Académie Julian où il suit des cours à l’atelier « S R », c’est-à-dire, celui de Schommer et Royer.
Il complète sa passion par des voyages en Espagne, en Italie et en 1910, il découvre l’Égypte, le monde de l’Islam, ses couleurs, ses lumières, ses coutumes. C’est le début de sa passion pour l’Afrique.

En 1908 a lieu sa première exposition à Paris à la Société des Artistes Français. En 1917, il arrive au Maroc et s’installe à Marrakech et donne l’année suivante une première exposition dans le hall de l’hôtel Excelsior à Casablanca

© Jacques Majorelle Mina, marchande de piments ou Mauresque, 1918

© Jacques Majorelle Mina, marchande de piments ou Mauresque, 1918

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En 1919, il épouse Andrée Longueville, née à Lunéville et arrivée avec lui au Maroc. Puis il fait sa première expédition dans le sud du pays et publie à son retour, Carnet de route d’un peintre dans l’Atlas et l’Anti-Atlas, journal relatant son périple.

Jacques Majorelle  Irounen, , Vallée d’Ounila, 1921

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Il s’installe dans la médina de Marrakech (alors sous protectorat français) dont il tombe amoureux des lumières, des couleurs, des odeurs, des bruits, de l’architecture, des habitants, des souks, des kasbahs d’argile…

En 1922 il achète une palmeraie en bordure de celle de Marrakech et en 1931, il fait construire par l’architecte Paul Sinoir sa villa style Art déco d’une étonnante modernité, inspirée de Le Corbusier. Il y aménage son habitation principale au premier étage et un vaste atelier d’artiste au rez-de-chaussée pour peindre ses immenses décors.

© Jacques Majorelle, Kasbah rouge  Marrakech, 1924

© Jacques Majorelle, Kasbah rouge Marrakech, 1924

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Amoureux de botanique, il crée son jardin botanique autour de sa villa, structuré autour d’un long bassin central, avec plusieurs ambiances variées, planté d’une végétation luxuriante où se nichent des centaines d’oiseaux. Ce jardin est une œuvre d’art vivante en mouvement, composé de plantes exotiques et d’espèces rares qu’il rapporte de ses voyages dans le monde entier : cactus, yuccas,nénuphars, nymphéas, jasmins, bougainvillées, palmiers, cocotiers, bananiers,bambous… et orné de fontaines, bassins, jets d’eau, jarres en céramique, allées, pergolas…

© Jacques Majorelle  Marché à Bamako,1949

© Jacques Majorelle Marché à Bamako,1949

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En 1926, son père meurt à Nancy et Jacques poursuit son exploration de l’Atlas.
Il commence en 1930 à peindre des nus noirs. Il multiplie ses expériences sur la couleur, en particulier l’application de poudre d’or et d’argent, et séjourne souvent dans l’Atlas et en Afrique noire.

© Jacques  Majorelle-Marche à St-louis

© Jacques Majorelle-Marche à St-louis

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En 1937, à Marrakech, il peint sa villa de couleurs vives dominées par le bleu auquel il donne son nom. En 1947, il ouvre son jardin au public. En 1955, il est amputé d’un pied à la suite d’un accident de voiture.

Il divorce en 1956 puis se remarie en 1961.
Le 14 octobre 1962, il meurt à Paris, ville où il a été rapatrié à la suite d’une fracture du fémur. Il est inhumé à Nancy au cimetière de Préville au côté de son père.

© Jacques Majorelle 1954

© Jacques Majorelle 1954

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Orientales

© Jacques Majorelle

© Jacques Majorelle

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Perle ivoire et vermeil, dragée et draperie,
Maculent le palais de mes plus riches rêves
De leurs ombres gorgées d’une suave sève
Dont les palmiers brutaux nourrissent mes envies.

Lascives et vaincues des sultanes se plient
Aux regards de mes mains, et sans aucune trêve,
Dansent, nues et voilées, le long de lentes grèves
Où pavanent des paons dont elles boivent les cris.

D’immenses éventails chassent de leurs étoiles
Les eunuques attisés par des désirs de chair
Qu’un flamboyant démon envoute de son voile.

L’orient se couche alors comme un fauve de marbre
Dont les griffes damnées déchirent d’un éclair
Les rires d’un berger allongé sous un arbre.

Francis Etienne Sicard, Odalisques, 1995

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À propos de mimsy4818

" Même lorsque l'on croit que l'on n'attend plus rien, nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un…" Curieuse de tout j'aime partager tout simplement ,plutôt "electron libre " j'ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l'hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé " Un chat est un chat " un peu décalé J'aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l'architecture ,la poésie (des autres) l'actualité et ......les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver

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