© Eugène Boudin Bathing Time at Deauville 1865

© Eugène Boudin Bathing Time at Deauville 1865

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Corot,son ainé l’appelait « le Peintre des ciels »

Eugène Boudin est né à  Honfleur , en  Normandie . Son père était  marin  sur les bateaux assurant la liaison Le Havre – Hambourg 

En 1835  sa famille déménage au Havre, où son père l’établit comme commis chez l’ imprimeur  Joseph Morlent, puis chez le papetier  Alphonse Lemasle. Il commença à travailler l’année suivante comme assistant dans une boutique de papetier-encadreur.

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© Boudin Eugene La jetée à Honfleur

© Boudin Eugene La jetée à Honfleur

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En 1844, alors âgé de 20 ans, Eugène Boudin fonde sa propre papeterie. Dans le cadre de son travail, il entra en contact avec des artistes des environs, notamment Constant Troyon,Eugène Isabey, Charles Baudelaire, etc. Eugène se mit alors à dessiner, puis à 22 ans – encouragé par Jean-François Millet et Thomas Couture – il abandonna le monde du commerce et se lança dans une carrière artistique

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© Eugène Boudin La côte atlantique à Bénerville  1897

© Eugène Boudin La côte atlantique à Bénerville 1897

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En 1850, grâce au soutien du journaliste Alphonse Karr ainsi que de Constantin Troyon et Thomas Couture, il reçoit du conseil municipal du Havre une bourse d’étude de 1 200 francs par an, afin d’aller étudier la peinture à Paris pendant trois ans

Il rejoint la capitale et étudie la peinture au sein de l’atelier d’Eugène Isabey ainsi qu’au Louvre où il s’inscrit comme élève copiste. Eugène Boudin y réalise des copies de peintures de maîtres pour quelques amateurs, ce qui lui permet d’approfondir son apprentissage.

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© Eugène Boudin Le Havre le festival des Régates 1869.

© Eugène Boudin Le Havre le festival des Régates 1869.

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Dès 1855, il adopte un rythme de vie particulier passant ses hivers à Paris et ses étés en Normandie à Honfleur, tout en séjournant régulièrement en Bretagne à Douarnenez, Tréboul et ses environs

Boudin fait sa première exposition en 1857 à Paris et la même année il parvient à vendre une vingtaine de ses toiles à l’occasion d’une vente aux enchères au Havre.  Il se lie également d’amitié avec Gustave Courbet , Il rencontre aussi le peintre hollandais Johan Barthold Jongkind et surtout Claude Monet qu’Eugène Boudin initiera à la peinture en plein-air, notamment lors des séjours à la ferme Saint-Siméon à Honfleur où se retrouvent régulièrement de nombreux peintres parisiens et normands.

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© Eugène Boudin Trouville, La jetée et le bassin - . 1896

© Eugène Boudin Trouville, La jetée et le bassin – . 1896

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En 1863, Eugène Boudin se marie avec Marie-Anne Guédès, En février de la même année, il s’installe à nouveau à Paris mais en septembre revient en Normandie à Trouville, à proximité de Courbet qui est à Deauville et de Monet et Jongkind qui résident à Honfleur. Il fait alors de fréquents séjours en Bretagne, résidant un temps dans le manoir en grande partie déjà ruiné de Kerhoan, dans la commune du Faou. Il profite de ses séjours bretons pour peindre des tableaux de la région .Il rédige aussi en 1867 « Notes d’un voyage en Bretagne (1867) »

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© Eugène Boudin Vue depuis les hauteurs de Camaret - . 1873

© Eugène Boudin Vue depuis les hauteurs de Camaret – . 1873

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En 1874, il participe à la première exposition « impressionniste », qui se tient à Paris dans les studios du photographe Félix Nadar. Par la suite, les expositions impressionnistes se tiendront dans les locaux du marchand d’art Paul Durand-Ruel.

À partir de cette date, il passera pour un des précurseurs de ce mouvement, bien qu’il ne se considérât jamais lui-même comme un grand innovateur. Sa réputation grandissante lui permit d’effectuer de nombreux voyages dans les années 1870. Il visita notamment les Flandres, les Pays-Bas, le sud de la France ainsi que l’Italie, où il découvre différents courants artistiques du XIXe siècle

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© Eugène Boudin, Venise, le quai des esclaves le soir, la Douane et la Salute

© Eugène Boudin, Venise, le quai des esclaves le soir, la Douane et la Salute

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Il continue d’exposer à Paris et reçoit la médaille de la troisième place du Salon de 1881 avec son œuvre La Meuse, à Rotterdam. En 1886, plusieurs de ses œuvres apparaissent à la grande exposition impressionniste organisée à New York par Durand-Ruel. Il obtient ensuite la médaille d’or lors de l’Exposition universelle de Paris de 1889 avec 2 toiles  Un coucher de soleil  et Marine – Les Lamaneurs

Malade, il s’installera en 1892 à Villefranche-sur-Mer, sur la côte d’Azur.

Il entreprendra des voyages réguliers à Venise jusqu’en 1895 en quête d’inspirations.

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© Eugène Louis Boudin, Antibes, La pointe de l'îlot 1893

© Eugène Louis Boudin, Antibes, La pointe de l’îlot 1893

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En 1898 – alors qu’il est à Paris et se sent défaillir – il demande à mourir « face à la mer » et se fait transporter à Deauville. Il décède le 8 août au matin dans la villa Breloque au 8, rue Oliffe, et est enterré le 12 août au cimetière Saint-Vincent – dans le quartier de Montmartre– à Paris.

Au cours de sa vie, il aura peint près de 4 500 tableaux et laissé autant de dessins, pastels et aquarelles. C’est le musée des Beaux-Arts André Malraux du Havre qui possède la plus grande collection de tableaux de Boudin, avec 224 peintures dont de nombreuses esquisses et études, toutes exposées.

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Eugène Boudin Exposition

Eugène Boudin Exposition

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Musée Jacquemart-André, Paris

Exposition du 22 mars 2013 au 22 juillet 2013

Pour la première fois depuis 1899, une institution parisienne organise une exposition rétrospective de peintures, pastels et aquarelles d’Eugène Boudin, initiateur de l’impressionnisme.

Eugène Boudin est surtout connu pour ses représentations de la haute société du Second Empire sur les plages normandes.

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© Eugène Boudin Etretat

© Eugène Boudin Etretat

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Eugene Boudin part 1

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Eugène Boudin partie 2

Eugene Boudin part 3

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Guy de Maupassant décrit le site d’Étretat en bas des falaises dans une lettre à Gustave Flaubert, le 3 novembre 1877 

« Quand on en approche, on aperçoit par dessous l’aiguille d’Étretat qui se trouve à 500 ou 600 mètres plus loin contre la porte d’Aval.

Il faudrait que Bouvard *tombât sur le varech glissant pour laisser à Pécuchet* le temps de gagner la porte d’Aval sous laquelle on peut aussi passer à mer basse en enjambant de rocher en rocher, parfois en sautant, car il y a presque toujours de l’eau sous cette porte, ce qui ferait reculer Bouvard, lorsqu’il arriverait naturellement à vouloir passer par là.

La petite baie formée entre les deux portes a cela de particulier qu’on aperçoit vers le milieu une sorte de demi-entonnoir gazonné, où serpente un sentier très rapide, qu’on appelle la Valleuse de Jambour. Bouvard épouvanté par l’eau sous la porte d’Aval, et ne pouvant enjamber comme P. de rocher en rocher, au risque de se noyer dans les intervalles qui sont très profonds, retournerait sur ses pas et apercevrait la valleuse.

Voici l’aspect de cette valleuse [suit un dessin]. J’indique l’herbe par les petits traits et le sentier par la ligne noire. On monte d’abord sur un reste d’éboulement qui mène au pied de la falaise, puis le sentier la longe de A à B, et devient ensuite très rapide, très glissant, avec des pierres qui roulent sous les pieds et les mains, et se termine par de brusques zigs-zags.

Les gens craintifs se cramponnent aux herbes. (Cette valleuse, praticable même aux femmes hardies jusqu’à cette année, n’est plus accessible aujourd’hui qu’aux hommes très souples et très accoutumés aux falaises ; on doit la réparer). Autrefois une corde attachée au rocher, allait jusqu’au bas de la descente.

Une fois en haut, on aperçoit Étretat, et on y arrive par une descente douce sur l’herbe, de 1 kilomètre environ. Il y a dans le haut de cette montée une butte en terre. On s’y réfugie, par crainte du rhume, après avoir gravi le sentier. »

* « Bouvard et Pécuchet » est un roman français inachevé de Gustave Flaubert. Le projet de ce roman remontant à 1872

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