Raphael._1503 Raphael.1503

Il y a bien longtemps, dans les lointaines terres d’Afrique, vivait un homme sage et savant, qui passait beaucoup de temps à étudier.

Une nuit, alors qu’il observait le ciel pour en déchiffrer les secrets, il aperçut une étoile. Une étoile qu’il n’avait jamais vue auparavant. Une étoile plus grosse, une étoile plus brillante que toutes les autres ! Cette nouvelle étoile si particulière devait annoncer un événement exceptionnel… La naissance d’un grand roi, qui changerait beaucoup de choses sur Terre !

Tout excité, le sage étudia plus exactement le ciel, pour savoir où était né ce roi. Et dès qu’il eut trouvé, il empaqueta quelques livres, des provisions et des couvertures chaudes, monta au dos d’un chameau, et prit la route pour aller à la rencontre de l’enfant à l’avenir si spécial. En plus de tout le nécessaire à son voyage, il prit aussi un présent de haut prix, de la myrrhe la plus pure…

Il parcourut de nombreuses régions, marcha de nombreuses nuits, lorsque l’air est moins chaud.

Chaque soir, l’étoile brillait dans la direction qu’il devait suivre, lui montrant le chemin tout au long de la nuit.

Au matin, il cherchait un endroit où se restaurer un peu avant de dormir quelques heures. Un jour, dans l’auberge dans laquelle il venait de s’arrêter, il rencontra un autre homme, venu d’Asie.

Lui aussi avait vu l’étoile apparaître une belle nuit, et avait décidé de rendre visite au roi, afin de lui présenter lui aussi un cadeau de grand prix : de l’encens. Partageant le même but, ils continuèrent leur route ensemble.

Bientôt, ils rejoignirent un vieil homme venant d’Europe, un savant qui avait lui aussi découvert dans le ciel une étoile particulièrement brillante qui l’avait poussé à prendre la route pour rencontrer l’enfant dont elle annonçait la naissance. Chargé d’or à lui offrir, il se joignit aux deux mages, pour encore de nombreuses nuits de marche, guidés par l’étoile qui continuait de briller dans le ciel.

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Roger_van_der_Weiyden

Roger van der Weiyden « Adoration des Mages »

Alors qu’ils arrivaient en Judée, ils se rendirent chez Hérode, le gouverneur de la province, qui devait forcément savoir où était né le roi qu’ils cherchaient. Ils lui exposèrent donc le but de leur voyage.

Hérode interrogea à son tour les érudits du pays, qui étudièrent leurs livres, et finirent par répondre que le roi annoncé par l’étoile devait naître à Bethléem, une toute petite cité tranquille. Alors, les Mages reprirent leur route, joyeux de savoir qu’ils étaient désormais tout près de leur but !

Quand ils atteignirent Bethléem, ils cherchèrent tout d’abord une riche demeure, un endroit où pouvait naître un futur roi. Mais ils n’en trouvèrent pas. Bethléem était une bien trop petite ville pour avoir de grandes et belles maisons. Ils ne trouvèrent que des maisons de terre, des fermes et quelques auberges. Etonnés, ils interrogèrent alors les habitants de la ville.

On leur répondit que la seule femme enceinte qu’ils avaient vue depuis plusieurs semaines était une toute jeune femme du nom de Marie, qui était arrivée à dos d’âne avec son mari Joseph, un modeste charpentier. Marie avait d’ailleurs donné naissance à son enfant dans un étable, car lorsqu’ils étaient arrivés en ville, les auberges n’avaient pas pu les accueillir, faute de place.

Depuis, on leur avait trouvé une petite chambre à louer chez un marchand de légumes, afin que la mère et l’enfant puissent se reposer quelques semaines avant de reprendre la route pour rejoindre leur village natal.

Les Trois Mages se rendirent donc à l’adresse indiquée, et y découvrirent, comme le leur avaient expliqué les habitants du village, une modeste famille : Joseph, sa femme Marie et leur petit garçon, Jésus.

Tout d’abord, ils n’osèrent pas s’approcher d’eux et les déranger. Alors ils les observèrent : dans la petite cour ombragée devant la porte de leur chambre, Joseph taillait habilement quelques objets dans des morceaux de bois, certainement pour pouvoir les vendre au marché et subvenir à leurs besoins pendant leur séjour à Bethléem. Marie, souriante, était assise et regardait tendrement le petit enfant qu’elle tenait dans ses bras.

Quelle belle famille, quelle tendresse entre eux ! Mais se pouvait-il que cet enfant soit le roi qu’ils venaient chercher ? S’interrogeant, les Mages ne virent pas le soir tomber.

Mais alors que l’obscurité devenait plus intense, l’étoile qu’ils avaient suivie depuis leur si lointain pays se mit à briller de plus belle, juste au-dessus de la petite maison de terre… L’enfant était donc bien celui pour qui le ciel s’était paré d’une nouvelle perle étincelante !

Peter Paul Rubens, L’Adoration des Mages, vers 1608

Peter Paul Rubens, L’Adoration des Mages, vers 1608

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Ils s’approchèrent donc de la porte, et se présentèrent devant l’enfant et ses parents surpris… Ce petit garçon souriant et babillant était promis à un avenir exceptionnel, et ils venaient l’adorer depuis des contrées plus lointaines que Joseph et Marie pouvaient l’imaginer !

Ils lui offrirent aussi l’or, l’encens et la myrrhe qu’ils avaient emmenés, symboles de leur dévotion et de l’importance de cet enfant à l’étoile…

Quelques jours plus tard, ils repartirent, le coeur joyeux, l’esprit en paix, pour porter dans leurs pays l’annonce de la naissance de l’enfant Jésus, qui deviendrait roi et changerait le monde !

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Fra Angelico Adoration

Fra Angelico  « Adoration »

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L'adoration des Mages  Matthias Stom

L’adoration des Mages  Matthias Stom

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L’Étoile de Bethléem, aussi appelée l’Étoile de Noël, est, dans la tradition chrétienne, ce qui révéle la naissance de Jésus aux Rois mages et qui plus tard servi de guide pour les conduire à Bethléem.

 Étoile de Bethléem1

Étoile de Bethléem

L’étoile apparaît dans le récit de la Nativité de l’Évangile selon Matthieu, où des mages venus « de l’Est » sont guidés par l’étoile vers Jérusalem.

Ils y rencontrent le roi Hérode de Judée et demande où le « roi des Juifs » est né. Hérode, d’après un verset du Livre de Michée interprété comme une prophétie, les dirige vers Bethléem, un village voisin.

L’étoile conduit les Rois mages à la maison de Jésus, où ils lui rendent hommage et lui donnent des cadeaux.

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Étoile de Bethléem

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Épiphanie

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« Est issu du Grec et signifie « apparition » ou « manifestation ». En fait cela correspond à la première « preuve » du caractère divin de l’enfant Jésus. Douze jours après sa naissance les Rois Mages arrivèrent dans l’étable où était né Jésus afin de lui rendre hommage.

Ils venaient selon l’évangile, de l’orient, et suivaient la lumière d’une étoile nouvelle qui selon la tradition annonçait la venue du nouveau roi des juifs.
Les Rois Mages lui offrirent en guise de respect de l’encens, de la myrrhe et de l’or.

Celui-ci signifiait la royauté, l’encens la divinité, et la myrrhe, la souffrance rédemptrice de l’homme. Pour beaucoup de pays, ce jour-là est plus important que celui de la naissance même de Jésus.

Par exemple en Espagne ce n’est pas le Père Noël qui apporte les cadeaux, mais les Rois Mages le jour de l’Epiphanie !

Voilà pour la tradition. Si l’on regarde plus attentivement les évangiles, on s’aperçoit que les Rois Mages, ne sont pas trois… et qu’ils ne sont pas rois.

La bible ne parle pas de rois et utilise le terme grec de mage, dans les temps anciens ce mot définissait un prêtre très calé en astronomie et astrologie.

De la même façon l’évangile selon Matthieu parle de plusieurs mages, sans donner de nombre, mais comme il y a trois cadeaux, la tradition a décidé qu’il y avait eu trois rois.

C’est vers le VIème siècle qu’ apparait pour la première fois dans les textes les noms des trois rois mages.


Quant à la galette des Rois, elle est encore plus récente, puisque cette tradition typiquement française a été instaurée par l’église française au XIVe siècle..

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Gabriel Metsu, La Fête des Rois ou Le Roi boit, v. 1650-1655,

Gabriel Metsu, La Fête des Rois ou Le Roi boit, v. 1650-1655

« Tirer les Rois »

Cette pratique trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique. Pendant ces fêtes païennes célébrées début janvier, les rôles étaient inversés entre les maîtres et les esclaves qui devenaient les «rois d’un jour». 

En France

Depuis le xive siècle on mange la galette des Rois à l’occasion de cette fête. La tradition veut que l’on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une.
Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du Pauvre », est destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.

La traditionnelle fève est accompagnée ou remplacée par un petit sujet caché à l’intérieur de la pâte de la galette des Rois. La personne ayant dans sa part la fève est symboliquement couronnée roi ou reine et doit offrir la prochaine galette ; quant à celui qui a le sujet, il doit offrir la boisson (mousseux, muscat, ou champagne selon la bourse… .

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Ce matin, j’ai rencontré le train
De trois grands rois qui allaient en voyage
Ce matin, j’ai rencontré le train
De trois grands rois dessus le grand chemin
Venaient d’abord des gardes du corps,
Des gens armés avec trente petits pages,
Venaient d’abord des gardes du corps,
Des gens armés dessus leurs justaucorps.

Puis sur un char doré de toutes parts,

On voit trois Rois modestes comme des anges,

Puis sur un char doré de toutes parts,

Trois Rois debout parmi les étendards.

L’étoile luit et les Rois conduit

Par longs chemins devant une pauvre étable,

L’étoile luit et les Rois conduit

Par longs chemins devant l’humble réduit.

Au fils de Dieu qui naquit en ce lieu

Ils viennent tous présenter leurs hommages,

Au fils de Dieu qui naquit en ce lieu

Ils viennent tous présenter leurs doux voeux.

De beaux présents, or, myrrhe et encens,

Ils vont offrir au maître tant aimable,

De beaux présents, or, myrrhe et encens,

Ils vont offrir au bienheureux enfant.

 

 

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À propos de mimsy4818

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