On appelle « carême » la période de quarante jours (quadragesima) réservée à la préparation de Pâques, et marquée par l’ultime préparation des catéchumènes qui doivent recevoir le baptême le jour de Pâques.

 

© DURER Albrecht " Christ as the Man of Sorrows "

Le mercredi des Cendres marque l’entrée officielle en Carême et dans le cycle pascal. Il peut tomber n’importe quel mercredi entre le 4 février et le 10 mars, en fonction de la date de Pâques.

Les Cendres

Les cendres qui proviennent des rameaux de l’année précédente, brûlés pour l’occasion, sont déposées sur le front des fidèles. Cette coutume de se couvrir la tête de cendres – et à l’origine de se revêtir aussi d’un sac – est une ancienne pratique pénitentielle qui remonte au peuple hébreu

Du commencement du christianisme au VIIè siècle

Le  début du carême catholique est marqué par le geste de l’imposition des cendres. Ce geste est hérité de la tradition juive comme démarche de conversion. Chez les juifs, la signification des cendres sur la tête  était un témoignage de pénitence, de deuil et de tristesse

Au commencement du christianisme, ce rite des cendres n’était pas directement associé au début du Carême. Vers l’an 300, il fut adopté par certaines Églises locales et intégré au rite d’excommunication temporaire ou de renvoi des pécheurs publics de la communauté. Ces personnes s’étaient rendues coupables de péchés ou de scandales « majeurs » :

apostasie, hérésie, meurtre et adultère (considérés comme des péchés « capitaux »).

Au VIIe siècle environ, cette coutume donna lieu, dans certaines églises, à un rite public du mercredi des Cendres. Les pécheurs confessaient d’abord leurs péchés en privé. Puis ils étaient présentés à l’évêque et mis publiquement au rang des pénitents. Ils devaient se préparer pour recevoir l’absolution donnée le Jeudi saint. Après une imposition des mains et des cendres, ils étaient renvoyés de la communauté comme Adam et Eve l’avaient été du paradis.

Bien sûr, on leur rappelait que la mort est la conséquence du péché : « Oui, tu es poussière et à cette poussière tu retourneras » (Gn 3,19). Les pénitents vivaient en marge de leur famille et du reste de la communauté chrétienne pendant les quarante jours du Carême (d’où l’expression de « quarantaine »).

Le « sac » qu’ils avaient revêtu et la cendre dont ils étaient couverts permettaient de les reconnaître lors des assemblées ou, le plus souvent, aux portes de l’église où ils étaient relégués. Cette pratique pénitentielle impliquait généralement de s’abstenir de viande, d’alcool, de bain. Il était également interdit de se faire couper les cheveux, de se raser, d’avoir des relations sexuelles et de gérer ses affaires. Selon les diocèses, il arrivait que certaines pénitences durent plusieurs années, voire toute la vie.

 

Au Moyen Age

Au cours du Moyen Âge, c’est la dimension personnelle du péché, plutôt que son caractère public, qui fut objet d’insistance. Par conséquent, les traditions associées au mercredi des Cendres furent appliquées à tous les adultes de la paroisse, mais sous une forme mitigée. Au XIe siècle, les pratiques en usage étaient fort semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui. Depuis quelques années, il existe une alternative à la formule traditionnelle pour l’imposition des cendres. Elle met en valeur un aspect beaucoup plus positif du Carême : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Me 1,15).

Dans les Églises de Bretagne insulaire et d’Irlande, une nouvelle modalité pénitentielle se développa, entre le VIe et le VIIIe siècle, sous l’influence des moines celtes. Il s’agissait d’une forme de pénitence personnelle et privée pour des péchés moins graves que ceux évoqués ci-dessus. Cette pratique, plus que le rite du mercredi des Cendres, allait contribuer à faire évoluer les modalités du sacrement de la réconciliation.

Pour aujourd’hui

Comme toute fête de l’année au calendrier chrétien, le mercredi des cendres se situe en référence à la fête des fêtes qu’est Pâques qui célèbre le passage de la mort à la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ.

Fête tellement importante qu’elle est célébrée durant cinquante jours (de là vient le mot Pentecôte), et qu’elle est précédée d’une préparation de quarante jours (d’où vient le mot Carême). Cette préparation est un temps de cheminement spirituel, tout entier orienté vers Pâques, pour ceux qui se préparent à être baptisés à la veillée pascale et pour tous les fidèles.

La durée de quarante jours est d’ailleurs à mettre en relation avec les 40 jours de Jésus au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de traversée du désert par les Hébreux avant l’entrée en Terre promise.

C’est pour tenir les quarante jours de jeûne et de privation, en dehors des dimanches qui sont toujours jour de fête et de résurrection – même en temps de Carême – que le début de celui-ci fut avancé au mercredi. La cendre évoque la faiblesse de l’homme (cf. Genèse 3, 19 « Souviens-toi que tu es poussière… »), elle évoque aussi le péché et la fragilité de l’homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30). Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » (Marc 1, 15).

 Mercredi des cendres

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Cette fête marque le souvenir d’Adam condamné après son péché à retourner

poussière.
Les chrétiens sont invités à se purifier de leurs fautes et à faire pénitence par des privation

C’est pour tenir les quarante jours de jeûne et de privation, en dehors des dimanches qui sont toujours jours de fête et de résurrection – même en temps de Carême – que le début de celui-ci fut avancé au mercredi.

Pour souligner l’entrée en Carême, ce mercredi, s’est développé le geste symbolique d’imposition des cendres.

Dans la symbolique juive puis chrétienne, se couvrir de cendres était une manière d’exprimer sa douleur dans l’épreuve. C’était aussi manifester la conscience et le regret du péché, signifier le désir de renouvellement et l’espérance en la miséricorde de Dieu.


On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence

C’est sur ces bases que s’est construite la signification du Mercredi des Cendres, notamment parce qu’il marque l’ouverture d’une longue période de pénitence :

le Carême

À l’origine, seuls ceux qui avaient gravement péché recevaient « le sac et la cendre » pour se vêtir durant le temps de pénitence qui préparait à leur réintégration dans la communauté chrétienne. Puis, à partir du Xe siècle, ce geste s’est étendu à tous les fidèles, marquant ainsi le début d’une démarche de conversion, de retournement et d’effort sur soi pour se tourner vers le Seigneur (c’est le sens du mot pénitence). Si la cendre évoque la faiblesse de l’homme « Souviens-toi que tu es poussière… »

Au cours de la  célébration  des Cendres

(le plus souvent placée en soirée du mercredi), le front de tous les baptisés est marqué d’un peu de cendres. Tout en rappelant que nous ne sommes que poussière, le prêtre nous invite à nous tourner vers Dieu, à nous convertir. La lecture d’un extrait du sermon sur la montagne (Matthieu 6) rappelle le sens que Jésus souhaite donner à notre conversion.

 

Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : »Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »

Les cendres que l’on utilise pour la célébration sont faites en brûlant les rameaux bénis au dimanche des rameaux de l’année précédente. Dans certaines paroisses, on commence le rite des cendres en brûlant un vieux rameau desséché. Le feu qui brûle le rameau évoque le feu de l’amour qui doit réduire en cendre tout ce qui est péché.
 

Après l’homélie, le prêtre bénit les cendres et s’il le juge opportun il les asperge d’eau bénite. Puis le prêtre impose les cendres sur le front de ceux qui s’approchent de lui en disant « Converti toi et crois à l’Évangile » ou bien « Souviens toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Certains prêtres déposent un peu de cendres dans les mains au lieu de les imposer sur le front, mais la signification est la même. Le rite s’achève par la prière universelle

 

"Combat de Carnaval et de Careme" de Pieter Bruegel l'Ancien.1559.

 Sur le tableau de Bruegel ci-dessus, on retrouve à gauche les festivités de Mardi Gras avec un homme bien en chair juché sur un tonneau, mais déjà se profile, sur la droite, le carême représenté par un personnage filiforme et triste sur un chariot tiré par une femme et un moine.  Il présente sur une pelle à boulanger des harengs qui seront les « rois » des quarante jours à venir

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Le mercredi des Cendres est le 1er Jour du Carême qui va durer 40 jours.

A l’issue de ces 40 jours la fête de Pâques célébrera la mort et la résurrection du Christ.

 

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LE CARÊME EN ANGLETERRE

Le nom du Carême en anglais est Lenten qui vient du saxon Lencten qui signifie les jours qui s’allongent. Le Carême est en effet le temps ou les jours s’allongent au printemps. Ce nom est en lien avec le nom de la fête de Pâques qui est en anglais Easter. Easter tire son nom de la déesse saxonne du printemps, Eostre, qu’on célébrait à l’équinoxe du printemps. D’autre part, le carême est symbolisé par six bougies qui marquent les six semaines de carême comme une marche vers la lumière de Pâques.

Le nom du mercredi des cendres en anglais est Ash wednesday. Les communautés protestantes ne fêtent pas le mercredi des cendres. La liturgie de l’église épiscopale d’Angleterre a supprimé la cérémonie des cendres, mais elle a gardé la célébration du jour. Son culte exprime, avec une profonde spiritualité, le désir de pardon et les résolutions de pénitence qui doivent animer le chrétien à l’entrée du carême

Bien que peu de personnes respectent de nos jours le Carême en Angleterre, beaucoup adorent manger les traditionnelles crêpes. Certaines régions organisent même des concours de crêpes.

carême Lenten La couronne du carême avec six bougies blanches qui représentent les six semaines de carême et une bougie noire qui est allumé le Vendredi Saint

LE CARÊME EN ALLEMAGNE

Le nom du Carême en allemand est Fastenzeit. C’est le temps du jeûne. Fasten signifie jeûner. On appelle parfois le Carême en Allemagne les « sept semaines sans ». Alors que le nom anglais du carême fait allusion aux jours qui s’allongent, le nom allemand fait référence au jeûne.

Le nom du mercredi des cendres en allemand est  Aschermittwoch  (mercredi des cendres)

LE CARÊME EN ESPAGNE

 Le nom du Carême en Espagnol Cuaresma  (quarantième jour). Alors que le nom anglais du carême fait allusion aux jours qui s’allongent et que le nom allemand fait référence au jeûne, le nom espagnol et le nom italien expriment les quarante jours. Le nom du mercredi des cendres en Espagnol est Miercoles de Cenisa  (mercredi des cendres).

Le mercredi des cendres on reçoit les cendres et on vénère la croix.

Enterrer la sardine le Mercredi des Cendres est une tradition qui est répandue  dans l’ensemble du territoire espagnol. Le jour de Cendres le carnaval, qui est symbolisé par une sardine, est enterré ou plutôt mis en feu. L’enterrement de la sardine remonte au 19ème siècle .


LE CARÊME EN ITALIE

 Le nom du Carême en Italien est Quaresima   (quarantième jour). Le nom du mercredi des cendres en Italien est Mercoledi delle ceneri.

Pendant le carême dans certaines églises, on décore la croix avec une décoration différente chaque semaine  et on vénère la croix comme en Espagne le mercredi des cendres.

Pour lutter contre la surconsommation durant le carême, le diocèse de Trente  invité les fidèles à renoncer chaque dimanche à l’usage de la voiture. Le patriarche de Venise  a demandé à ses ouailles de boire de l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteille jusqu’à Pâques pour respecter l’environnement.


On sent des différences qui viennent des traditions propres à chaque pays.

 En Angleterre, le carême est une marche vers la lumière de Pâques. Il est symbolisé par six bougies qui marquent les six semaines de carême. C’est un temps de démarche spirituelle.

En Allemagne, le carême est le temps du jeûne, avec des repas légers.

En Espagne, pendant le carême on vénère la croix. C’est une participation à la passion plus qu’une marche vers la résurrection pascale.

 En Italie, pendant le carême on vénère la croix comme en Espagne

En France, ce qui parait le plus typique sur la manière de vivre le carême, c’est la participation au partage, aux actions de carême du CCFD, du Secours catholique, aux bols de riz… Ce qui est important aussi en France ce sont les Conférences de carême.

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Entrée en Carême dans l’Eglise orthodoxe

L’entrée en carême dans l’Eglise orthodoxe est différente de celle de l’Eglise catholique. Le Mercredi des cendres et l’imposition des cendres n’existent pas dans l’Église orthodoxe. Celle-ci a une fête analogue pour l’entrée en carême, c’est le  » Lundi pur  » . C’est la date qui marque la fin du carnaval et le début du grand carême orthodoxe. C’est un rite de purification différent du rite catholique.

Jean Sibelius, Valse Triste dirigé par .Herbert von Karajan  

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À propos de mimsy4818

" Même lorsque l'on croit que l'on n'attend plus rien, nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un…" Curieuse de tout j'aime partager tout simplement ,plutôt "electron libre " j'ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l'hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé " Un chat est un chat " un peu décalé J'aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l'architecture ,la poésie (des autres) l'actualité et ......les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver

"

  1. lolotte dit :

    De nos jours le carème est plus ou moins suivi par les cahtolique ; seuls les férvents en la foie chrétienne s’y tiennent encore,moi je respecte le vendredi saintet parfois repose unmet quand j ‘y pense.

  2. loulou dit :

    On nous a tellement fait faire le carême étant jeunes que maintenant, j’en oublie même la date.

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