Fernando Botero

Fernando Botero

Son style est marqué par la rondeur de ses personnages .Les déformations qu’ils imposent: agrandissement de personnages ou d’objets, réduction d’autres, obésité ou plutôt rondeur systématique des formes constituent un véritable système pictural créé de toutes  pièces, ce qui permet l’harmonie du tableau.

~~Biographie~~

Il est né le 19 avril 1932  à Medellin Colombie, est un aquarelliste  et sculpteur colombien  réputé pour ses personnages aux formes rondes et voluptueuses. S’étant lui-même surnommé ironiquement « le plus colombien des artistes colombiens », il est l’un des rares peintres à connaître le succès et la gloire de son vivant.

Fernando Botero n’a que quatre ans lorsque son père , meurt prématurément

À Medellín, il fait ses études primaires à Medellin et, grâce à une bourse scolaire, il poursuit ses études secondaires au collège jésuite Bolivar

En 1944 le jeune Fernando est inscrit par son oncle, adepte passionné decorrida dans une école taurine  où il passe deux années. Il est traumatisé par cette école, y développant en effet une peur des taureaux. Cependant, il reste fasciné par l’univers de la tauromachie et ses premiers dessins ont pour objet principal des toreros et des taureaux . Il peint ainsi plusieurs tableaux ayant pour thèmes les corridas, particulièrement lors des années 1980

© Fernando Botero

1948, alors que Botero a tout juste 16 ans, ses dessins sont publiés dans le supplément dominical d’El Colombiano qui est un des journaux les plus importants de Medellín. À cette époque, les principales influences de Botero sont l’art précolombien ainsi que les œuvres des muralistes mexicains tels que Diego Rivera ….. en 1949 lui valent d’ailleurs un blâme du directeur de son collège et il sera finalement renvoyé de l’établissemnt pour avoir écrit dans ce même journal un article sur le non conformisme dans l’Art. 

Ses cours en histoire de l’art lui font également découvrir les peintres européens, et notamment Pablo Picasso.

1951, il s’envole pour la capitale, Bogotá, où il fréquente diverses personnalités telles que l’écrivain colombien Jorge Zalamea.

Il s’intéresse également à la littérature de Pablo Neruda   et de Federico García Lorca   et s’initie au courant littéraire du réalisme magique. En juin de la même année, il y présente sa première exposition individuelle, composée de vingt-cinq dessins, aquarelles, gouaches et tableaux à l’huile, à la galerie Leo Matiz. C’est un succès car il parvient à vendre quelques toiles

Fernando Botero qui est un autodidacte va alors utiliser l’argent qu’il vient de gagner pour entreprendre un long voyage en Europe: Il désire voir les oeuvres des grands maitres et apprendre une technique, la technique qu’il sait indispensable à qui souhaite faire de la peinture.

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© Fernando Botero

A partir de 1952      Botero voyage régulièrement entre la Colombie, New York et l’Europe Barcelone, et de là gagne Madrid où, inscrit à l’Académie Royale des Beaux Arts de San Fernando,il étudier au Prado les oeuvres des maitres espagnols Velasquez  et Goya ,à Paris,il va au musée du Louvre  ou il consacre la majeure partie de son temps à l’étude de   Mona Lisa de Léonard de Vinci et Florence tout d’abord où en 1954 il est admis à l’Académie San Marco: il commence à travailler comme les artistes de la Renaissance, apprend les techniques de la fresque et suit le soir des cours de peinture à l’huile puis visite Arezzo pour voir des peintures de Piero della Francesca, puis Venise, Sienne et d’autres centres historiques de l’art italien

En 1960,    Botéro déménage à New York. Il y passe treize années au cours desquelles il n’intègre jamais les grands mouvements artistiques américains mais reste fidèle à l’imagerie de sa Colombie natale. En 1961, le musée d’art contemporain de New-York, achète la toile de la Mona Lisa que Fernando a faite à l’âge de 12 ans.

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Botero expose pour la première fois en Europe en 1966, en Allemagne , suivront ensuite Paris, Londres, Baden-Baden et plusieurs autres capitales où à compter de ce moment le peintre devient une figure marquante de l’art contemporain: les galeries l’accueillent enfin et les musées lui ouvriront leurs portes avec un intérêt sans cesse accru pour cette Colombie baroque dont l’artiste a fait son sujet préféré.

1967    Il visite ainsi l’Italie et l’Allemagne où il étudie l’œuvre de l’artiste allemand de la Renaissance Albrecht Dürer, ce qui lui donne l’inspiration pour réaliser une série de grands dessins au fusain sur toile nommée Dureroboteros. Durant cette période, Botero réalise également plusieurs peintures à partir du tableau Le Déjeuner sur l’herbe d’Édouard Manet.

© Fernando Botero

Alors que le monde entier reconnait en lui l’un des grands maitres de l’Art de la seconde moitié du XXème siècle, un drame vient marquer à tout jamais la vie et l’oeuvre de Fernando Botero: son fils Pedro agé de quatre ans est tué en Espagne en 1974 dans un accident de la route et le souvenir de cet enfant qu’il a déjà représenté à toutes les étapes de sa courte vie réapparaitra désormais de manière récurrente au hasard de sa peinture.

(L’artiste fera don au Museo de Antioquia de seize de ces toiles pour lesquelles sera ouverte la salle Pedrito Botero).

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Sa Peinture

(..) « Le peintre se surnommera lui même en effet par manière de boutade « le plus colombien des artistes colombiens » et la passion qu’il ne cesse d’éprouver pour son pays natal, ses petites villes, sa classe moyenne, est omniprésente dans son oeuvre qu’il s’agisse de natures morte, de nus féminins, de scènes de tauromachie ou encore de la vie quotidienne: Une atmosphère qu’il évoque à travers des couleurs vives et franches et des formes aux contours nets encore une fois essentiellement inspirées de la tradition populaire et de l’art précolombien, même si chaque parcelle de ses tableaux est colorée comme le faisaient le Quatrocento et Le Titien.

© Fernando Botero

Avec une sorte d’impartialité détachée que certains ont qualifiée d’imperturbabilité romantique, Botero peuple ce monde exotique de personnages dépourvus de sentiments ou d’états d’âme mais auxquels les formes éléphantines confèrent une douceur et une présence qui accentue leurs traits de caractère. Sur ces créatures aux visages impassibles dotées d’une grâce et d’une légèreté qui défie les lois de la pesanteur et dont les déformations des corps ou des visages créent au final une véritable harmonie,  l’artiste pose avec humour un regard teinté de tendresse, donnant au grossissement des sujets sa dimension satirique, comme si les personnages étaient gonflés de leur propre importance. »(…)

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La Sculpture

Entre 1963 et 1964, Fernando Botero s’essaie à la sculpture. En raison de contraintes financières l’empêchant de travailler avec du bronze, il fait ses sculptures avec de la résine acrylique et de la sciure de bois. Il réalise notamment en 1964 Small Head (Bishop), une sculpture peinte avec beaucoup de réalisme. Cependant, la matière étant trop poreuse, ne tenant pas dans le temps et sa consistance terreuse ne conviennent pas à Botero qui décide d’abandonner

© Fernando Botero

En 1973, après un long séjour à New York, Botero décide de s’établir à Paris où il s’initie de nouveau à la sculpture avec le bronze comme matériau

En 1983, Fernando Botero installe un atelier à Pietrasanta  en Italie, village connu pour l’abondance de marbre blanc et où s’approvisionnait Michel-Ange ainsi que pour la qualité de ses fonderies. Il y travaille le bronze et le marbre.

© Fernando Botero


Eternel globe trottter, Fernando Botero s’établit en 1980 à Pietrasanta près de Lucques en Toscane, une région connue pour l’abondance de marbre blanc où s’approvisionnait Michel Ange (1475-1564), ainsi que pour la qualité de ses fonderies, et il s’y installe afin de pouvoir travailler sur ses sculptures.
Marié avec Sophia Vari (peintre et sculpteur grecque), ce boulimique de travail vit aujourd’hui en continuel  déplacement entre ses ateliers aux quatre coins du monde (Pietrasanta, New-York, Paris, Bogota)

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© Fernando Botero

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À propos de mimsy4818

" Même lorsque l'on croit que l'on n'attend plus rien, nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un…" Curieuse de tout j'aime partager tout simplement ,plutôt "electron libre " j'ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l'hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé " Un chat est un chat " un peu décalé J'aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l'architecture ,la poésie (des autres) l'actualité et ......les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver

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  1. lolotte dit :

    Sa peintuture ne n’émeut pas je lui trouve une hipocrisie dans a façon de peindre ses personagesà la lilmite de la caricature.
    ce que je ne retrouve pas chez Boucher , chez qui on trouve une certaine grace dans ses modéls les plus ronds.

  2. loulou dit :

    Un style qui ne m’accroche pas, ce qui n’enlève pas le talent à ce peintre.

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