Le pont de la rivière Kwaï, avant d’être un film de David Lean ou un roman de Pierre Boulle est le symbole d’une région de Thaïlande, Kanchanaburi, 130km à l’ouest de Bangkok

Initialement en bois, plusieurs fois détruit par les bombardements américains, le pont est finalement reconstruit par les Japonais en pierre et en métal

 

"Le Pont de la rivière Kwaï " Kanchanaburi Thailande

 

Kanchanaburi,  entourée de belles collines,Sa situation au bord de la rivière, bordée de maisons flottantes, lui donne un charme incomparable

Historique

 La rivière Kwaï existe vraiment :

elle se situe en Thaïlande (autrefois Siam), prend sa source au nord, près du Myanmar (autrefois Birmanie), crapahute dans la montagne pour dévaler dans la plaine de Bangpong, puis se jeter dans la mer de Chine méridionale, au sud de Bangkok .
Cette rivière assez ordinaire, grossie des pluies de mousson ou bien presque tarie pendant la saison sèche, constitua un enjeu stratégique pendant la guerre mondiale dans le Pacifique, sous l’occupation japonaise, à partir de Mars 1942.

 

La Rivière Kwaï.

Après l’acte déclencheur de Pearl Harbor en décembre 1941, les Japonais, déjà maîtres de la Chine du Sud, déferlèrent avec une incroyable rapidité sur la péninsule du Sud-Est asiatique ; le but était les réserves pétrolières de la colonie hollandaise, les richesses minières de la Malaisie, mais surtout l’Inde, fleuron de l’Empire britannique, à la fois symbolique et pactole économique

. Dans la stratégie de l’état-major japonais c’était une sorte d’obsession.

Singapour tomba, presque sans défense, le 15 février 1942, et, à partir de ce point hautement stratégique, tout fut facile : 200 000 soldats déferlèrent à la fois sur le sud de la Malaisie et sur l’archipel batave ; Java fut envahie le 1er mars, le contingent hollandais fait prisonnier, embarqué vers la sinistre prison singapourienne de Changi, transformée en camp de prisonniers, sorte de mouroir cruel, où s’entassèrent jusqu’à 7 000 hommes dans des conditions affreuses.

De cette manière, militaires hollandais, Britanniques, Australiens, Néo-zélandais, Sud-africains, se retrouvèrent mêlés, formant une cohorte destinée à « aider l’effort de conquête ».

 

Le pont de la rivière Kwaï สะพานข้ามแม่น้ำแคว 

Le Japon, poussé par ses visées expansionnistes, lance le projet ambitieux de construire une voie ferrée de 415 km à travers la Thaïlande pour rejoindre la Birmanie, et ainsi pouvoir soutenir ses troupes dans la conquête de l’Inde.

La voie maritime passant par le détroit de Malacca étant sous la menace des forces alliées, le chemin de fer semblait être la meilleure solution, d’autant que la main d’œuvre ne manquait pas : elle était constituée de 100.000 travailleurs asiatiques (Thaïs, Malais, Birmans, Indonésiens) et de 30.000 prisonniers de guerre Occidentaux (britanniques, hollandais, quelques américains, mais aussi des néo-zélandais et australiens).

Environ 16.000 d’entre eux moururent sur ce chantier pharaonique, des maltraitances de leurs gardes japonais, par maladies (malaria, dysenterie…) ou dans la dizaine de bombardements américain et britannique que subit le pont en construction. C’est pour cela que cette voie ferrée est appelée :

« Death Railway » le chemin de fer de la mort.

La durée de construction de la voie ferrée, estimée au départ à 3 ans par les ingénieurs japonais fut ramenée à un an et demi par l’armée japonaise.

Pour cela, la construction de la voie se fit par les 2 bouts à la fois : du côte Thaï vers la Birmanie, à l’Ouest, et du côté Birman, vers l’Est. Si au début les travaux furent réalisés en terrain pratiquement plat côté Thaï, il en fut tout autrement après la traversée de la rivière Kwaï et coté Birman : très vite, la jungle se densifie et le paysage devient montagneux. Pour juger de l’ampleur de la tâche, il suffit de prendre le petit train qui amène au terminus de Nam-Tok, à 130 kilomètres de là.

Débutée le 16 septembre 1942, la jonction eu lieu à 37 km au sud du col des trois Pagodes qui marque la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie.

Un grand pont métallique de 11 travées fut démonté à Java en Indonésie et amené sur place près du confluent des 2 rivières Kwaï (la Kwaï Yai et la Kwaï Noi) qui ensemble forment la Mae Klong River, à environ 3 km au nord de la ville. Un pont en bois fut d’abord construit. Achevé en février 1943, il assurait le passage durant la construction du vrai pont métallique toujours présent de nos jours.

Si le pont de la rivière Kwaï a un intérêt historique, on ne peut pas dire qu’il soit particulièrement esthétique : il s’agit d’un pont somme toute assez ordinaire, en poutrelles d’acier sur des piliers en béton.

 

 

La construction du Bangkok-Rangoon 

A travers la jungle impénétrable de Thaïlande et de Birmanie.

Il y a deux objectifs stratégiques :

  • Le ravitaillement des troupes qui se trouvent sur le front birmano-indien
  • L’exploitation des ressources en tungstène le long de la voie

Les seuls outils mis à la disposition des prisonniers sont des pelles, des paniers et des bêches. Les victimes ont pour mission d’enlever 3 millions de m3 de pierres. Elles sont soumises à des journées de terrassement de 12 à 20 heures.

Pas de repos, une alimentation insuffisante, des coups et des humiliations en permanence, tel est le traitement que les japonais font subir à cette main d’œuvre forcée.

Le long du chantier, des campements sont organisés. Les conditions d’hygiène y sont effroyables. Outre les maladies de peau dues à la vermine, la malaria, le choléra et la dysenterie font des ravages.

Les hommes malades sont obligatoirement condamnés.

Affaiblis par les maladies et sans médicaments, ces hommes sont entassés dans des baraquements « sanitaires » qui se transforment en mouroirs.

Les morts sont abandonnés le long de la voie ferrée sans même être enterrés.

Des occidentaux mais aussi des asiatiques

Les populations asiatiques bénéficient d’un traitement encore plus inhumain que les prisonniers anglo-saxons.
Ce sont les victimes privilégiées du sadisme des soldats japonais qui frappent et torturent hommes et femmes.

Plusieurs supplices ont été attestés par des témoignages qui démontrent le niveau de barbarie de l’armée nippone. « Poids attachés des heures durant au pénis des hommes ou verre brisé introduit dans le vagin des femmes. »

Des expériences « médicales » sont également menées : injection de produits mortels, poisons mêlés à la nourriture.
Les malades asiatiques sont abandonnés dans la jungle, enterrés vivants ou brûlés vifs.

Prisonniers de guerre occidentaux utilisés comme main d’oeuvre

Les médecins japonais justifient la monstruosité de ces actes par un laconique : »les coolies sont subhumains et ne méritent aucune considération. »

 

 

Petite parenthèse 


En effet, on ne peut établir avec précision le nombre de victimes asiatiques. Entre avril et juin 1943, 30 000 Birmans de la région de Rangoon, hommes, femmes et enfants, ont été enrôlés de force sur le chantier.

On perd entièrement leur trace par la suite. Ils n’apparaissent dans aucun registre de décès. Ces disparitions concernent également des dizaines de milliers d’autres Asiatiques, notamment des Indonésiens et des Chinois.

Ce flou concerne tous les chantiers organisés par les Japonais dans cette région.

Au procès de Tokyo en 1946, les Japonais ont été condamnés pour avoir utilisé des prisonniers de guerre pour des travaux forcés. Mais, rien n’a été dit concernant les victimes civiles asiatiques.

 

Le Cimetière Kanchanaburi Le pont de la rivière Kwai

 

 

Quelques photos du Pont et de la rivière Kwai 

 

Près du pont de la rivière Kwaï

 

Le pont de la rivière Kwaï

 

Le long de la rivière Kwaï

 

source  www.dinosoria.com et wikipedia

 

 

 


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À propos de mimsy4818

" Même lorsque l'on croit que l'on n'attend plus rien, nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un…" Curieuse de tout j'aime partager tout simplement ,plutôt "electron libre " j'ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l'hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé " Un chat est un chat " un peu décalé J'aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l'architecture ,la poésie (des autres) l'actualité et ......les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver

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  1. lolotte dit :

    unveritable charnier que ce ponts on dit les suplices chinois mais leurs cousin japonais n’ont rient à leurs envier cruauté à l’état pue l ‘homme dans sa monstruosité
    encore de nos jours dans le monde des hommes continuent à torturer.

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