John Gillepsie Magee Jr. ( 1922 - 1941)

L’auteur de ce sonnet intitulé « HIGH FLIGHT » est l’officier pilote John Gillespie Magee Jr. qui est mort à l’age de 19 ans en service commandé durant la seconde guerre mondiale.

Il fait parti  des 17 000 hommes perdus par la Royal Canadian Air Force (R.C.A.F.) durant cette période. Pour mémoire, 104 000 soldats Canadiens sont tombés durant toutes les guerres…

John Magee.le Poème « High Flight »

Né à Shanghai, Chine, en 1922 de parents missionnaires, John MaGee Jr. rentre aux U.S.A. en 1939 afin de poursuivre des études supérieures dans la prestigieuse université de Yale. Cependant en 1940, à tout juste 18 ans, il s’engage dans les Forces Aériennes Canadienne (R.C.A.F.) et décroche son brevet de pilote. Il se qualifie sur le célèbre Supermarine Spitfire

Spitfire

et en juillet 1941, est envoyé au sein du récent escadron de chasse N° 412 (N° 412 Fighter Squadron, RCAF) basé à Digby en Angleterre

Il participa à de nombreuses missions aériennes au dessus de la France ainsi qu’à la défense aérienne de l’Angleterre contre les attaques régulières des bombardiers de la Luftwaffe (Battle of Britain). Il gagna le rang de Pilote Officier

John Magee in a Spitfire belonging to 412 Squadron RCAF

Le 3 septembre 1941, lors d’un essai en vol, John Magee poussa à haute altitude (30 000 ft) un nouveau modèle de Spitfire V.

Tandis qu’il montait et tournoyait encore plus haut il fut saisie d’inspiration pour le poème – « To touch the face of God ». Revenu au sol, John écrivit une lettre à ses parents avec ce commentaire : « Voici un poème que j’ai écris l’autre jour.

Je l’ai commencé à 30 000 pieds et l’ai terminé peu après avoir atterri. » Au dos de la lettre il nota son poème, « High Flight ».

Trois mois plus tard, le 11 décembre 1941 (seulement 3 jours après l’entrée en guerre des États Unis d’Amérique) , l’officier pilote John Gillespie Magee Jr. trouve la mort à bord du Spitfire V  Victor Zoulou Hotel lors d’une collision avec un bombardier anglais au dessus de Tangmere en Angleterre

John Magee gets his wings in Canada from G C Wilf Curtiss

John Gillespie Magee Jr. est enterré au cimetière de l’église de Scopwick, dans le comté du Lincolnshire (England)

une des traductions de son poème

High Flight

Je me suis libéré des emprises de la terre,
pour danser dans le ciel,
sur des ailes argentées d’un grand ris.

Je suis allé vers le soleil,
j’ai rejoint les cascades chaotiques de nuages tranchés de lumière.

Et là,
j’ai vécu des moments dont vous n’avez jamais rêvé !

Voler, Planer, Balancer si haut dans le Silence solaire…

Suspendu, j’ai pourchassé le vent hurlant,
et lancé mon vaisseau au travers de fabuleuses cavernes,
pleines d’un air raffiné.

Haut, plus haut, au long d’un délire de Bleu brûlant,
j’ai survolé les sommets balayés de vent,
dans une sérénité que nul aigle, nulles alouettes,
n’ont jamais vécu.

Puis,
alors que mon esprit silencieux s’élevait,
au travers du sanctuaire inviolé de l’Espace …

j’ai sorti une main…
et caressé le visage de Dieu .

John Gillespie Magee, Jr.( 3 septembre 1941)

un poème d’Antoine de Saint Exupery 

« Souvenez-vous: Au-dessous des mers de nuages… C’est l’éternité »

« Je vole car cela libère mon esprit de la tyrannie des choses insignifiantes »

« On fait un travail d’homme et l’on connaît des soucis d’homme. On est en contact avec le vent, avec les étoiles, avec la nuit, avec le sable, avec la mer. On ruse avec les forces naturelles. On attend l’aube comme le jardinier attend le printemps. On attend l’escale comme une terre promise, et l’on cherche sa vérité dans les étoiles »

Antoine de Saint-Exupéry  

 

Antoine de Saint - Exupéry

 

le 31 juillet 1944 en mission de guerre sur cet appareil. Il ne rentre pas.

 

 « L’avion ! L’avion ! qu’il monte dans les airs
Qu’il plane sur les monts, qu’il traverse les mers
Qu’il aille regarder le soleil comme Icare
Et que plus loin encore un avion s’égare
Et trace dans l’éther un éternel sillon
Mais gardons lui le nom suave d’avion
Car du magique mot les cinq lettres habiles
Eurent cette vertu d’ouvrir les ciels mobiles. »

 Guillaume Apollinaire

   

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À propos de mimsy4818

" Même lorsque l'on croit que l'on n'attend plus rien, nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un…" Curieuse de tout j'aime partager tout simplement ,plutôt "electron libre " j'ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l'hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé " Un chat est un chat " un peu décalé J'aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l'architecture ,la poésie (des autres) l'actualité et ......les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver

"

  1. mathilde dit :

    je comprends la griserie ressentie par les premiers pilotes et qu’ils aient eu envie de la traduire par des mots .
    encore aujourd’hui les avions exercent une facination sur mon imaginaire ,on pourrait croire que seule leur destination me séduise mais leur forme et le faite qu’ils volent me facine plus encore .

    • mimsy4818 dit :

      Moi aussi Mathilde
      Mermoz , S’ Ex, Guillaumet , l’Aéropostale ,le seul nom de Latécoère et sa compagnie postale évoquent pour moi la liberté ,la première fois d’un voyage au bout du monde chargé de messages dans la cordillère,l’Argentine ,le Brésil ,les liaisons africaines etc …l’aventure pure
      Des émotions fortes comme tu dis qu’ils savaient traduire en mots
      Les avions me séduisent ,me captivent encore ….voler tient du miracle pour moi plus que de la technologie

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