Auguste Renoir

Né à Limoges, Auguste Renoir passe son enfance à Paris. A treize ans il est placé en apprentissage dans un atelier de décoration de porcelaine, puis suit des cours de dessin à l’Ecole des Arts décoratifs, avant d’entrer à l’Ecole des Beaux-Arts en 1862, dans l’atelier de Charles Gleyre. Il y fait connaissance de Bazille, Monet et Sisley, et avec eux part peindre dans la forêt de Fontainebleau.

L’influence de Courbet est très forte dans ses premières œuvres, et, déjà, sa personnalité s’affirme plus dans les portraits, dont quelques-uns sont acceptés au Salon. Ce n’est qu’en 1869 que Renoir parvient à se libérer de ses diverses influences, alors qu’il peint en compagnie de Monet les bords de Seine à la guinguette « La Grenouillère », où ensemble ils étudient les reflets de l’eau par touches superposées.

Renoir " Le déjeuner des canotiers "

Peintre impressionniste, Renoir n’abandonnera cependant jamais la peinture de figures. En 1874, il participe à la première exposition impressionniste, et deux ans plus tard, loue un atelier à Montmartre, où il peint ses œuvres les plus célèbres, notamment Le Moulin de la Galette (1876), dont le sujet principal est l’étude des effets de lumière. A la même époque, il fait la connaissance de l’éditeur Georges Charpentier et fréquente son salon, où il rencontre des personnalités politiques et artistiques. Cette nouvelle clientèle lui passe de nombreuses commandes, surtout des portraits de femmes et d’enfants.

Par la suite, Renoir refuse de participer aux expositions impressionnistes, par crainte de compromettre son succès auprès de la classe bourgeoise, mais il est présent au Salon, et peint à Chatou les familiers des guinguettes.

L’hiver 1881-1882, une crise morale et esthétique pousse l’artiste à partir quelques mois en Italie, puis à l’Estaque, où il travaille avec Cézanne, et en Algérie. Sous l’influence de Raphaël, le dessin prend le pas sur la couleur. Cette manière « ingresque » va s’étendre à toute sa production, et le peintre débute ses séries de Grandes Baigneuses.

En 1888, à la suite d’une nouvelle période de découragement, Renoir détruit de nombreux tableaux qu’il juge trop secs, et adopte une manière « nacrée », abandonnant le style linéaire pour une facture plus souple et des demi-teintes. A partir de cette période, il peindra inlassablement des figures de « baigneuses », femmes aux formes opulentes ainsi que des figures d’enfants. En 1903 il s’installe à Cagnes-sur-Mer. Le rouge devient prédominant, notamment dans les nombreuses natures mortes de petit format qu’il exécute.

Peu à peu paralysé, l’artiste commence à sculpter à partir de 1913. Il meurt en 1919, à l’âge de quatre-vingt-huit ans.

Claude Monet  (1840 – 1926)

Futur chef de file de l’impressionnisme, Monet grandit au Havre, où il fait la rencontre décisive d’Eugène Boudin, qui lui enseigne la peinture en plein air. Il part ensuite étudier Paris, où il se lie aux futurs impressionnistes.
Claude Monet peint d’abord dans la tradition réaliste de Courbet et des peintres de Barbizon, mais c’est la révélation de Manet en 1863 qui est la plus forte : il entreprend en 1865 un Déjeuner sur l’herbe qu’il laisse inachevé. Grâce au plein air, l’artiste réussit à rendre la luminosité de l’atmosphère.
Le tournant majeur a lieu en 1869 : Monet part avec Renoir à Bougival peindre La Grenouillère, et synthétise sa vision de l’éphémère. En 1872, il s’installe à Argenteuil où il peint les fluctuations subtiles de l’eau et de l’air. Il peint la même année au Havre le tableau « manifeste de l’impressionnisme », Impression, soleil levant, présent lors de la première exposition du groupe en 1874.

Claude Monet 1867 terrasse à Sainte-Adresse

Après la mort de son épouse, le peintre s’isole de plus en plus et s’installe en 1883 à Giverny, où il crée un fantastique jardin qu’il peint sans relâche. A partir de la fin des annes 1870 commencent les séries, où Monet tente de capter les variations de lumière visibles sur le même motif, d’une heure ou d’une saison à l’autre : d’abord la Gare Saint-Lazare, puis dans les années 1890 se seront les meules et les peupliers, la Cathédrale de Rouen, la Tamise, Londres, les canaux de Venise et enfin les célèbres Nymphas, dont on a souvent souligné la parenté avec le all-over de l’expressionnisme abstrait

 

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